Une session de formation est organisée par la Banque mondiale depuis ce lundi 25 février à son siège à Cotonou à l’intention des corps de contrôle de l’Etat sur la fonction audit interne dans ses projets et programmes. Il s’agit d’outiller les organes de contrôle pour leur utilisation progressive dans la gestion des projets financés par l’institution financière internationale.

Consciente de ce que la bonne exécution d’un projet de développement tient aussi de l’efficacité de l’organe de contrôle mis en place pour s’assurer de la gestion efficience des ressources allouées, la Banque mondiale a initié ce lundi 25 février à son siège à Cotonou, un atelier de renforcement des capacités des équipes des organes de l’Etat en charge de la fonction audit interne dans les projets et programmes qu’elle finance.
Cette rencontre, selon Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Bénin, vise à outiller les participants afin de rendre effective l’implication des organes de contrôle de l’Etat dans la mise en œuvre des projets et programmes financés par l’institution financière internationale. « Votre implication devra contribuer à améliorer la performance des projets à travers une bonne gouvernance et une utilisation efficiente des ressources », précise-t-elle. Elle ajoute que l’organisation d’une telle formation découle des recommandations d’une évaluation des procédures des finances publiques en vue de leur utilisation pour la gestion des Projets d’investissement financés par la Banque mondiale, conformément à la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement. Cette évaluation avait recommandé une utilisation progressive des différentes composantes de la gestion des finances publiques dans la gestion des projets et une mise à niveau des organes de contrôle de l’Etat.
La formation qui dure quatre jours s’articule autour des thématiques que sont : les règles et procédures de la Banque mondiale en matière de gestion financière et de passation des marchés ; les principes généraux de l’audit interne et son rôle dans la mise en œuvre des projets et programmes financés ; les mesures de prévention et de détection des irrégularités dans les projets et programmes financés par la Banque mondiale ; les modalités d’intervention de l’Inspection générale des Finances.
« La clé du développement de notre pays se trouve dans notre capacité à développer une bonne gouvernance, à gérer les fonds publics dans la transparence et l’efficacité en s’appuyant sur des institutions de contrôle fortes », soutient Latifou Franck Djigla, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Pour lui, quelle que soit l’importance des ressources financières consacrées à la réduction de la pauvreté, les résultats escomptés ne pourront être atteints sans le renforcement de la qualité et de l’efficacité du système de contrôle mis en place. Il estime qu’à travers cette formation, la Banque mondiale manifeste une fois encore sa volonté d’accompagner le Bénin pour faciliter la prise en charge progressive des audits des projets qu’elle finance.

Évaluer cet élément
(1 Vote)
Lu 1204 fois