Pierre angulaire de l’ambition que nourrit le chef de l’Etat en matière du numérique, le data center va être une réalité sous peu. La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, à pied d’œuvre dans cette perspective, a effectué, ce jeudi 7 février, une descente sur le chantier du data center national à Abomey-Calavi.

Toucher du doigt l’évolution du chantier pour l’atteinte des objectifs à bonne date. C’est le but de la descente de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ce jeudi 7 février sur le chantier du data center à Abomey-Calavi. Accompagnée de son équipe, elle a fait le tour de la propriété durant une demi-heure avant de tenir une séance de travail avec les cadres et les responsables de l’entreprise chargés de la réalisation du projet. L’autorité ministérielle a pu ainsi se rendre compte, par elle-même, de l’état d’avancement des travaux du data center national afin de prendre des mesures, si nécessaire, pour l’aboutissement diligent du chantier.

Tout va bien !

Vu de ses yeux, n’a pas suffi. La ministre a tenu à faire en détail le tour de la question. Aux préoccupations soulevées par Aurélie Adam Soulé, Fréjus Gbaguidi, chef projet data center, a rassuré de ce que les travaux évoluent normalement et, a-t-il soutenu, il n’y a pas de raisons pour ne pas tenir dans le délai contractuel. Benoît Mitchozounnou, chef service travaux à la direction de l’Habitat et de la Construction au ministère du Cadre de vie et du Développement durable, renchérit avec chiffres à l’appui : « Globalement, nous avons mis la pression pour que le délai du 28 février soit respecté ; le taux d’exécution physique des travaux est de plus de 80 %, le bloc administratif est à 87%, le bloc technique à 95 % et la guérite à 80 % », a-t-il expliqué. « Je suis ravie de l’évolution des travaux et me réjouis du fait que le délai sera respecté », salue la ministre de l’Economie numérique et de la Communication.
Toutefois, au regard de l’importance de cette infrastructure pour le pays, le data center étant un instrument clé des dynamiques impulsées pour faire du numérique une réalité de tous les jours, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a invité l’entreprise en charge des travaux à jouer sa partition avec diligence et à combler au-delà des attentes contractuelles, par beaucoup de créativité et d’innovations. Car, « Ce centre va permettre d’assurer la disponibilité de tous les services dématérialisés de l’administration publique et même du secteur privé », a-t-elle confié.

Pierre angulaire de l’ambition numérique

Implanté sur un domaine de 2 hectares au cœur de la commune d’Abomey-Calavi, à 20 kilomètres de Cotonou, le data center national (certifié Tiers III) est un joyau qui va ouvrir de nouvelles perspectives en termes d’innovations pour les entreprises. Il loge dans un bâtiment à deux niveaux, composé d’un bloc technique de 500 mètres carrés destiné à accueillir tous les composants électriques et informatiques, et un bloc administratif réservé au personnel de fonctionnement du centre. A en croire le directeur général par intérim de l’Agence des services et systèmes d’information (Assi), Thierry Ahouassou, un équipement à hautes performances électriques et énergétiques, éco-efficace et proposant de très haut niveau de connectivité et de sécurité y sera déployé.
Pierre angulaire de la stratégie globale en matière numérique déployée par le gouvernement, le data center national a pour mission, entre autres, de favoriser l’accès sécurisé aux services et aux données des administrations publiques et privées du Bénin. Et plus encore, de soutenir la montée en puissance des nouveaux services numériques comme le cloud computing et la virtualisation. Aussi, Aurélie Adam Soulé
Zoumarou remercie-t-elle les partenaires allemands pour le financement de cet instrument qui va booster le potentiel numérique au Bénin dans un environnement sécurisé.

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