Le paiement en ligne des obligations fiscales qui s’inscrit dans le cadre de la dématérialisation des services financiers suit son cours. Même si l’on a noté au départ une certaine résistance, les demandes flambent depuis peu, assure le directeur général des Impôts, Nicolas Yènoussi.

Le paiement en ligne des obligations, une des réformes majeures de la dématérialisation des services financiers n’a pas connu des débuts heureux. Cette réforme s’est heurtée à une certaine opposition. Mais, depuis peu, tout semble aller pour le mieux, assure le directeur général des Impôts, Nicolas Yènoussi. Cette difficulté relève du passé. Pour lui, c’est une innovation à intégrer dorénavant, et déjà, il invite les entreprises à accompagner ses collaborateurs en s’appropriant la télé-déclaration.
S’agissant du sort que connaît la dématérialisation des services fiscaux, il rassure : « Tout se passe très bien. Les premiers jours, il y a eu de la résistance. Il y a également des personnes d’un certain âge qui ne sont pas habituées à utiliser les nouvelles technologies ». La preuve que « tout se passe bien » en est que depuis quelques jours, se satisfait-il, « les demandes en ligne de quitus fiscal ont suffisamment grimpé ». « Tous les jours, nous enregistrons suffisamment de demandes », confie le directeur général des Impôts, au terme de la soirée dénommée « La journée du contribuable ». Selon ses explications, la plateforme mise en place à cet effet « permet de demander son quitus en ligne et de gagner du temps ». Cela permet, à l’en croire, de réserver le même traitement à tout le monde. « Il n’y aura pas du tout un contact avec nos services », assure-t-il.
Profitant de cette occasion, il a rappelé que « le quitus fiscal est un document qui prouve qu’une personne physique ou une entreprise est à jour vis-à-vis de toutes ses obligations fiscales ». Puis, il réfute la thèse selon laquelle il y a une pile de nouveaux impôts qui pèsent sur les citoyens. « Ce que nous avons fait, c’est qu’il y a certains anciens impôts que nous avons revus et modifiés », révèle-t-il. C’est le cas de la taxe sur les nuitées, devenue une taxe sur le séjour pour élargir l’assiette fiscale, précise-t-il. Bien d’autres exemples existent et le bon créneau sera trouvé pour les élucider, rassure Nicolas Yènoussi. « Il y a beaucoup de contre-vérités qui se disent. Ce qui est fait, c’est pour assurer plus de justice. Ce sont les plus riches qui doivent payer les impôts et c’est ce que nous faisons. Les petites gens ont leur place dans la législation et les impôts sont organisés de sorte que c’est pour les gros revenus qu’il y a les impôts. Les petits revenus ne sont pas taxés », dira-t-il également, toujours dans un souci d’apaisement.

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