Le président de la Cour constitutionnelle a invité, vendredi 1er février dernier, les journalistes pour échanger avec eux, ses vœux pour cette nouvelle année. Cet exercice innovant, sobre, mais rempli de symboles, augure de rapports plus intimes entre le juge constitutionnel et le quatrième pouvoir.

A écouter le mot introductif du secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, vendredi 1er février dernier, à l’occasion de la cérémonie d’échanges de vœux entre le président de l’institution et les journalistes, on dira sans risques de se tromper que la plus haute juridiction de droit au Bénin vit l’ère des réformes. « Elle a grandi en crédibilité et est devenue plus accessible », soutient-il. Quoiqu’incomprise sur certaines de ses innovations, elle est dans une « approche innovante ». Approche pour laquelle elle a besoin de rapports plus profonds et plus intimes avec les acteurs des médias. Le président Joseph Djogbénou y tient tout particulièrement. Cette cérémonie initiée par lui n’en est que le prélude. Mais, il veut bien aller au-delà et introduire dans les relations de la Cour constitutionnelle un lien plus étroit avec la presse. « Nous avons manqué par le passé de tirer le meilleur de nous-mêmes », reconnaît modestement le secrétaire général de la Cour constitutionnelle.
Adieu cette Cour constitutionnelle qui ne s’ouvre que le temps de rares activités, renfermée sur les mythes qu’on lui colle sans grande possibilité d’accès. L’ère Djogbénou se veut douce et ouverte, surtout qu’elle met un point d’honneur à « l’égalité entre les citoyens ». Laquelle se traduit déjà, explique Gilles Badet, par la possibilité qui leur est offerte de défendre publiquement devant l’institution, leurs postures et droits.
Le pari du meilleur. C’est bien là l’engagement que prend le président Joseph Djogbénou avec les hommes des médias. Lui qui entend « rapprocher l’institution des citoyens », en prenant appui sur le quatrième pouvoir. « Que la maison Cour constitutionnelle soit une maison pour eux (les citoyens) » s’engage-t-il.
Il faut donc voir 2019 sous un nouveau jour. Celui où l’institution constitutionnelle est en constante lune de miel avec les médias sans que, de part et d’autre, l’essentiel ne soit perdu de vue.

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