Accueilli comme membre d’honneur de l’Académie nationale française de chirurgie, le professeur René Derlin Zinsou est rentré au bercail, samedi 26 janvier, tout ému et fier de l’honneur fait à son pays à travers cette reconnaissance.

Chirurgien d’exception, le professeur René Derlin Zinsou a honoré le Bénin à travers son admission à l’Académie nationale française de chirurgie, le mercredi 9 janvier dernier à l’Université Descartes de Paris. De retour au bercail, samedi dernier, l’impétrant a confié toute sa fierté de se voir reconnaître le travail de recherche médicale qu’il a eu l’honneur de mener aux cotés de ses maîtres, tout comme à la direction du service dont il a été responsable pendant de longues années.
« J’ai été très heureux d’être parmi ceux que j’ai connus jadis en tant qu’étudiant comme des maîtres remarquables, des sommités de la pensée de la science. Et, c’est surtout à mon pays que j’ai pensé d’abord en souhaitant que demain, d’autres, mieux que moi, puissent l’honorer davantage », a indiqué celui qui considère l’Académie comme un haut lieu de réunion et le sommet de la recherche médicale en France, en réitérant sa joie de revenir dans son pays.
« Il me sied de saluer trois catégories de personnes. D’abord, mes maîtres, ceux qui depuis l’école primaire m’ont conduit jusqu’au point où je suis. Ensuite, les malades, ceux qui hier m’ont fait confiance, enfin, mes élèves qui doivent poursuivre le travail », ajoute-t-il, convaincu qu’il y a des talents qui se manifestent dans son pays et que d’autres beaucoup plus armés et plus avertis viendront prendre la place pour continuer l’œuvre entamée. Des talents sur qui il faudra compter pour construire l’avenir de demain.
Ayant été l’accueillir à l’aéroport, le professeur Dorothée Kindé-Gazard s’est dit fière de l’honneur à lui fait par cette société savante dont l’objet est la chirurgie.
« C’est vraiment une fierté pour moi de le voir distingué à ce niveau. Entre monsieur Zinsou et nous, l’écart est grand. Je n’ai pas été de ses élèves, mais je dis toujours que le maître de notre maître est notre maître. De par les témoignages qu’on a de lui et ses travaux, je pense qu’on ne peut qu’être admiratif devant lui et prier pour que des jeunes s’inspirent de son expérience et que la science continue de rayonner dans notre pays », a-t-elle souligné.

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