Dans un communiqué en date du 16 janvier dernier, le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique, interpelle sur les publications de résultats de sondage d’opinion qui se font récurrentes ces temps-ci. Il rappelle les règles qui régissent l’exercice aux termes de la loi.

Pour être valide, tout sondage d’opinion est astreint aux dispositions de l’article 4 de la loi n°99-014 du 12 avril 2000 portant création, organisation et fonctionnement du Conseil national de la statistique. En l’occurrence, il s’agit du visa statistique, lorsque les résultats dudit sondage doivent être extrapolés, ne serait-ce que sur l’étendue d’une commune du Bénin au moins. Autrement, les données produites ne peuvent faire foi.
Selon le communiqué signé du directeur général de l’Insae, un sondage est, quelle que soit sa dénomination, une enquête statistique visant à donner une indication quantitative et qualitative, à une date précise, des opinions, des souhaits, attitudes ou comportements d’une population par l’interrogation d’un échantillon représentatif d’individus. C’est dire l’importance des résultats qui en découlent. En cela, l’article 22 de la loi n°99-014 du 12 avril 2000 portant création, organisation et fonctionnement du Conseil national de la statistique dispose que les résultats d’enquêtes statistiques réalisées sans le visa préalable dudit Conseil sont frappés de nullité, explique le directeur de l’INSAE Laurent Mahounou Hounsa. Aussi, insiste-t-il sur les risques et les influences trompeuses que des résultats de sondages non professionnels, en raison de ce qu’ils sont faits sans rigueur méthodologique, pourraient avoir sur l’opinion, les comportements des populations.

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