Les députés ont tenu une séance plénière à l’hémicycle, vendredi 11 janvier dernier, au cours de laquelle ils ont autorisé le gouvernement à ratifier deux accords de prêt d’un montant total de 17,022 milliards F Cfa au profit de la réhabilitation de la section Béroubouay-Malanville du corridor Cotonou-Niamey et de la compétitivité économique du Bénin.

Deux dossiers d’accords de prêt ont été passés au peigne fin par les députés à l’Assemblée nationale vendredi 11 janvier dernier. Le premier concerne l’accord de prêt, d’un montant de 3,822 milliards F Cfa, signé à Cotonou le 12 novembre 2018 entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la compétitivité économique du Bénin. Le second dossier est relatif au projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt, d’un montant de 13,2 milliards F Cfa, signé à Bali en Indonésie, le 11 octobre 2018, entre la République du Bénin et le Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid), dans le cadre du financement partiel du Projet de réhabilitation de la section Béroubouay-Malanville du corridor Cotonou-Niamey longue de 169,4 km. Ce dernier projet a surtout retenu l’attention des députés en ce sens qu’il ambitionne globalement de promouvoir l’intégration régionale et accroître les échanges commerciaux entre le Bénin et les pays voisins à savoir le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Nigeria à travers l’amélioration des conditions de transport sur le corridor Cotonou-Malanville-Niamey. Et de façon spécifique, informe la commission des Finances et des Echanges présidée par le député Raphaël
Akotègnon qui a présenté le dossier en plénière, l’accord de prêt permettra la réhabilitation du tronçon Fleuve Goubafari- Malanville long de 20,8 km du lot 2 de la section Béroubouay-Malanville du corridor Cotonou-Niamey en vue de faciliter la fluidité du trafic aux usagers de la route. Autrement dit, la réalisation de ce projet permettra au tronçon Béroubouay-Malanville de jouer pleinement son rôle de désenclavement du Nord du Bénin et favorisera, entre autres, la sécurité routière et le confort des usagers ; la réduction du coût d’exploitation des véhicules et du temps de parcours ; l’optimisation des échanges commerciaux ; la contribution au renforcement et à la modernisation du réseau routier ; l’amélioration de la compétitivité du corridor béninois au niveau sous-régional ; l’amélioration des conditions de vie des populations et le renforcement de l’intégration régionale.

A l’unanimité

Le coût total hors taxe et hors douane du projet de réhabilitation de la section Béroubouay-Malanville est estimé à 78, 210 milliards F Cfa répartis comme suit :13,2 milliards F Cfa, soit 17% du coût du projet à la charge du Fonds de l’Opep pour le développement international et 65, 010 milliards F Cfa, soit 83% du coût du projet à la charge de la Banque islamique de développement (Bid) adopté par l’Assemblée et ratifié par le gouvernement en septembre 2018. Le financement obtenu du Fonds Opep pour le développement international est assorti de certaines conditions. Il s’agit de la durée de remboursement qui est de 20 ans dont 5 ans de différé ; la marge bénéficiaire qui est de 1,5% l’an sur le montant décaissé et non encore remboursé et la commission de service de 1% l’an sur le montant décaissé et non encore remboursé. La date d’entrée en vigueur du prêt est le 9 janvier 2019 et la périodicité de remboursement est la semestrialité. Ces caractéristiques permettent de dégager un élément don de 23,6%, renseigne la commission des Finances et des Echanges. Ce prêt non moins concessionnel qui vient boucler définitivement le financement de la réhabilitation de la section Béroubouay-Malanville du corridor Cotonou-Niamey a séduit le député Nassirou Bako Arifari, natif de la région. Il a insisté sur l’importance de cette route économiquement stratégique et félicité le gouvernement pour avoir réussi à mobiliser le financement de sa réalisation avant d’appeler ses collègues députés à voter tous en faveur de l’adoption du dossier. L’appel de Nassirou Bako Arifari a été suivi. La ratification de l’accord de prêt par le gouvernement a été autorisée à l’unanimité, tout comme le dossier concernant le crédit du Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la compétitivité économique du Bénin.

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