Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, entend jouer, mieux que par le passé, sa partition en tant que service de médiation pour des élections législatives apaisées le 28 avril prochain. Il a montré toute sa détermination, mercredi 9 janvier dernier, à la faveur de la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an au sein de son institution.

La tenue d’élections législatives apaisées constitue, entre autres, le défi à relever par le médiateur de la République en 2019. Joseph Gnonlonfoun l’a rappelé à ses collaborateurs, mercredi 9 janvier dernier, lors de la cérémonie d’échanges de vœux du nouvel an. « Les préparatifs des élections sont à nos portes. Les consultations exigent de nous, membres des services de médiation, d’être attentifs à la question de la paix, à la recherche de la concorde, à la nécessité d’inviter nos compatriotes à la sauvegarde de la stabilité politique de notre pays », indique Joseph Gnonlonfoun. L’institution est d’ores et déjà en état de veille et entend attirer l’attention des politiques sur les déviances à la gouvernance et à l’humanisme. Le médiateur de la République veut jouer avec efficacité sa partition pour que le scrutin législatif du 28 avril prochain se déroule dans la paix et la concorde. A ce titre, il a prévu le renforcement de capacités de ses collaborateurs en ce qui concerne la charte des partis politiques et le code électoral. Comme de coutume, Joseph Gnonlonfoun annonce l’organisation pour bientôt des visites aux institutions
impliquées dans les consultations électorales en l’occurrence la Commission électorale nationale autonome (Céna) chargée de l’organisation pratique des législatives et la Cour constitutionnelle, compétente pour proclamer les résultats et connaître du contentieux électoral. Le médiateur de la République compte partager avec les responsables de ces institutions ses expériences dans les relations avec ses partenaires de l’Association des médiateurs de l’Uémoa et autres. « Et pour qu’il en soit véritablement ainsi, nous devons nous engager comme dans une course de fond, en progressant au fur et à mesure que nous montons en puissance en vrais sportifs », souligne-t-il.
Mais avant Joseph Gnonlonfoun, honneur a échu au directeur de cabinet du médiateur de la République, Zourkarnéyni Toungouh, porte-parole du personnel de l’institution, de passer en revue les réalisations de 2018. Selon lui, au total, 557 réclamations ont été reçues et traitées en 2018 contre 473 en 2017, soit une augmentation de 84 recours. Jamais l’institution, à en croire Zourkarnéyni Toungouh, n’a atteint un tel nombre de dossiers depuis sa création. Pour lui, l’analyse de ce record dans la vie de l’organe est certes le résultat de la combinaison d’une série d’actions de la direction des Recours du médiateur de la République, mais probablement l’impact du film documentaire diffusé sur le bilan des cinq ans de mandat de Joseph Gnonlonfoun à la tête de l’institution. Cette deuxième hypothèse du directeur de cabinet du médiateur de la République découle du constat que 170 réclamations sur les 557 ont été enregistrées pour le compte du seul dernier trimestre de l’année 2018 alors que la diffusion du documentaire a eu lieu quelques mois plus tôt. En termes de bilan, Zourkarnéyni Toungouh n’a pas passé sous silence les exploits de l’institution dans ses autres domaines d’activités, notamment les audiences foraines et la session annuelle édition 2018 du médiateur de la République.

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