450 millions F Cfa. C’est le montant du projet de budget de la Haute cour de Justice pour l’exercice 2019. Il est en baisse de 45,54% par rapport à celui de 2018 qui s’éleve à 826 292 000 F Cfa.

La cagnotte de 450 millions F Cfa intègre les dépenses de personnel chiffrées à 271 400 000 FCfa ; les dépenses d’acquisition des biens et services pour 153 600 000 F Cfa et les dépenses liées aux charges communes évaluées à 25 millions F Cfa. Ces crédits ouverts sont strictement conformes à la lettre de cadrage du ministère de l’Economie et des Finances, a déclaré à la presse, au sortir du débat budgétaire avec les députés, Razaki Amouda Issifou, juge à la Haute cour de justice et assurant l’intérim de la présidente de la Haute juridiction, Cécile-Marie José de Dravo Zinzindohoué, en mission à l’étranger. Selon lui, ce cadrage ne tient pas compte des besoins réels de la Haute juridiction découlant de l’importance de sa mission et d’éventuel accroissement de ses activités en raison des procédures judiciaires concernant d’anciens ministres pendantes devant elle. Ce montant de 450 millions F Cfa est largement en deçà des principales contraintes de l’institution pour l’année 2019. Celles-ci concernent la nécessité de moderniser les outils de gestion des ressources humaines par l’investissement dans l’acquisition des logiciels afin de satisfaire aux exigences du ministère de l’Economie et des Finances ; l’obligation d’installer des structures de passation des marchés publics au sein de l’institution et la prise en compte pour un montant de 38 084 400 F Cfa de l’utilisation des véhicules administratifs en mode leasing. Une autre contrainte à laquelle la Haute cour de Justice est appelée à faire face, l’année prochaine, est relative à l’organisation de simulations d’audiences ainsi que la formation des nouveaux juges qui seront désignés après les législatives de 2019. La réalisation de tous ces chantiers a conduit la Haute cour de Justice à porter ses prévisions budgétaires au titre de 2019 à 650 millions F Cfa. Mais ce montant a été à la dernière minute abattue de près de la moitié, déplore Razaki Amouda Issifou. Mais le vin est tiré. L’institution est obligée de faire avec ce budget drastiquement réduit. Le président par intérim de la Haute cour de Justice garde l’espoir que le ministère de l’Economie et des Finances sera favorable à la requête de l’institution pour un crédit complémentaire lorsque cette dernière sera éventuellement appelée à siéger pour juger l’un ou l’autre des dossiers pendant devant elle.

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