Les membres de la Cellule de participation citoyenne (Cpc) de Lokossa et des cadres de l’administration de cette commune ont renforcé leur compétence intellectuelle à travers une séance de formation qui a eu lieu ce mardi 2 septembre à l’hôtel de ville.

La formation des Cpc sur l’accès à l’information, la gouvernance et le genre est une série d’activités de renforcement de compétences précédemment lancée à Grand-Popo, dans le Mono. A l’étape de Lokossa, chef-lieu du département, tous les membres de la Cellule de participation citoyenne de la ville ont répondu présents à l’appel. Ensemble avec des cadres de la mairie, ils ont été entretenus sur les trois thématiques, à savoir l’accès à l’information et aux documents dans les communes, puis la gouvernance et enfin l’approche genre. Mettant un accent particulier sur la première thématique, le communicateur Gervais Loko relève que les participants ont été outillés sur les procédures à mettre en place de façon légale ainsi que les délais et les voies de recours en cas d’obstruction à la volonté d’avoir une information ou des documents publics devant être, en principe, accessibles. «Le code sur le numérique, adopté en 2015, a pris des dispositions pour nous donner des voies de recours. Nous devons saisir la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication et la Cour suprême. Nous nous sommes entendus pour dire aussi que nous devons déférer devant la Cour constitutionnelle parce que l’accès à l’information est un droit et les violations des droits de l’Homme relèvent des compétences de celle-ci », souligne M. Loko.

Au titre des bénéficiaires de la formation, Innocent Kakpo, secrétaire général de la mairie, confirme que les connaissances et les autres outils mis à leur disposition permettront « d’huiler» la dynamique déjà en cours dans la cité des Kotafon. A son tour, le coordonnateur de la Cpc de Lokossa, Christophe Sinou, confirme que l’administration communale facilite la tâche à leur organe. « Mais maintenant, nous avons plus de précisions sur les textes et lois qui fondent le droit à l’information. Aussi avons-nous compris qu’il y a certaines demandes de documents ou d’information que nous pouvons formuler de façon orale», retient-il. Le même sentiment de satisfaction est partagé par la trésorière générale de la Cpc, Ayaba Coffi, qui a appelé, par ailleurs, les femmes à se tenir mobilisées pour ne pas être en marge des positionnements sur les listes aux prochaines échéances électorales. Si le développement des notions relatives à l’approche genre, au cours de la séance, se justifie ainsi à travers l’imminence des élections nationales, le choix de la thématique gouvernance ne manque non plus de pertinence. A en croire le communicateur, gouvernance et accès à l’information sont deux thématiques liées car, dit-il, sans accès à l’information, il est impossible de faire une bonne veille citoyenne sur la gouvernance des affaires publiques. « Si nous voulons lutter contre la corruption, nous devons avoir accès à l’information », insiste Gervais Loko.
La formation est un exercice permanent au niveau des Cpc. Son organisation est financée par la coopération néerlandaise à travers le Programme de participation citoyenne aux politiques publiques locales (PartiCiP) dont la mise en œuvre, au Bénin, est confiée au binôme Alcrer et Social Watch, deux organisations de la Société civile. Après Lokossa, la série de formations se poursuit, ce mercredi 3 septembre, dans le Couffo. Au total, les Cps de 62 communes sont concernées dans neuf départements à savoir Atlantique, Atacora, Collines, Couffo, Donga, Mono, Ouémé, Plateau et Zou.

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