Les négociations entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales ont repris ce jeudi 13 septembre à Cotonou. Cette rencontre, qui s’avère nécessaire à la veille de la rentrée scolaire 2018-2019, a permis aux deux parties d’aplanir les divergences pour une année académique apaisée.

Guidées par le souci de résoudre les malentendus et de démarrer l’année académique sous de bons auspices, gouvernement et syndicats se sont retrouvés une fois encore dans le cadre de la 2ème session ordinaire de la Commission nationale des négociations gouvernement-centrales syndicales. Les centrales et confédérations syndicales ont donc répondu présent, pour jouer leur partition dans la volonté résolue du gouvernement à s’entendre sur les points de divergence avant la rentrée. « La présente session sera consacrée à faire le point des diligences effectuées dans le cadre de la préparation de la rentrée scolaire », rappelle le ministre du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané qui a conduit la délégation du gouvernement.
Du côté des centrales et confédérations, on constate la présence de la confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (Csa-Bénin), la Cosi-Bénin, la Cspib, la Csub. Le gouvernement a été représenté par le ministre du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Martys, les ministres de l’Enseignement supérieur, Marie-Odile Attanasso, de l’Enseignement secondaire Mahugnon Kakpo et des Enseignements maternel et primaire. Tous les points inscrits à l’ordre du jour ont été examinés avec des décisions judicieuses pour une année académique sans anicroche. Gouvernement et syndicats sont sortis satisfaits de cette rencontre qui n’a duré que 3h.

Les decisions

Des conclusions, il ressort que sans aucun doute, l’année académique 2018-2019 ne connaîtra pas des heures chaudes comme cela a été le cas l’année dernière. D’ailleurs, selon le point fait par le ministre Abdoulaye Bio Tchané, tout semble bien partir avec les mesures hardies prises par le gouvernement. Premièrement, le ministère des Finances a mis à la disposition des ministères sectoriels plus de 12,5 milliards de francs CFA pour financer le démarrage de la rentrée. «Ce qui fait que la plupart des actions qui devaient être mises en œuvre dans ce cadre l’ont été et à temps. Ce qui a permis le payement à temps des primes et la disponibilité à temps des affectations», explique-t-il. En ce qui concerne les enseignants vacataires, des mesures idoines ont été prises pour leur permettre de travailler dans de bonnes conditions. «Ils seront désormais payés à temps et le décret et les arrêtés pris dans ce cadre seront appliqués avec la souplesse requise selon les textes». Il ne fait l’ombre d’aucun doute que cette catégorie d’enseignants bénéficiera désormais d’un bon traitement contrairement aux années antérieures. Tertio, le gouvernement a décidé d’augmenter l’effectif des enfants bénéficiaires du programme de cantine scolaire. Désormais, ils passent de 31 enfants sur 100 à 51 enfants sur 100. Ce programme qui se situe dans les actions sociales du Pag a permis de maintenir plusieurs élèves dans les écoles au grand bonheur des enseignants et parents d’élèves. Cette action importante du gouvernement a été soulignée devant les centrales et confédérations qui l’ont applaudie. Au nom de toutes les centrales et confédérations syndicales, le secrétaire général de la Cgtb, Moudachirou Bachabi, a salué l’esprit d’ouverture du gouvernement qui, selon ses propos, a convoqué cette 2ème session pour aplanir les points d’ombre et a pris en compte beaucoup de propositions des centrales et confédérations pour une année académique apaisée.
« A l’issue des travaux, on retient que les engagements pris sur les arrêtés par le gouvernement ont été tenus et on a convenu avec le gouvernement que la date de prise d’effet soit pour toute l’année 2018 », explique-t-il. Il poursuit que selon les échanges avec le gouvernement, l’ancien arrêté qui parlait de payement des vacataires, selon le taux horaire, soit appliqué dans son intégralité mais qu’on tienne compte de la catégorisation des enseignements, ce qui a été validé. Ce qui permettra à ce que, dès la rentrée, les enseignants qui ont alors rang de professeur certifié soient payés au taux plafond. En ce qui concerne tous les autres agents de l’État, il a été convenu de convoquer au plus tôt, une session extraordinaire pour traiter des questions à eux liées.

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