Le collectif des conseillers communaux frondeurs de Lokossa a organisé, ce mercredi 29 août, une marche de soutien au Programme d’action du gouvernement (Pag) 2016-2021.

Le premier adjoint au maire de Lokossa, Valère Dogué, et d’autres conseillers qui ne parlent plus d’une même voix avec le maire Pierre Awadji, étaient hier à la tête d’une marche qui a drainé du monde dans la cité des Kotafons. Les marcheurs sont partis de la Maison du peuple pour aboutir à la préfecture de Lokossa, après avoir arpenté plusieurs artères. 

Cette manifestation d’humeur a été organisée, selon la lettre d’autorisation de la marche, pour saluer les réformes et projets en cours d’exécution dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2016-2021. Le projet Asphaltage des villes, l’amélioration de la fourniture d’électricité, la qualité de la sécurité et les autres réformes ainsi que la lutte contre la corruption et l’impunité sont quelques-unes des signatures du régime de la Rupture qui charment les manifestants, à en croire leur porte-parole, Valère Dogué. Toutes choses pour lesquelles, ils ont appelé le président Patrice Talon et son gouvernement à ne pas baisser les bras. Reconnaissants vis-à-vis du régime au regard de la part taillée à leur commune dans le Pag, les manifestants clament un soutien indéfectible au chef de l’Etat et à ses actions puis le prient de faire fi des étiquettes d’opposants qui leur seraient attribuées à des fins politiques.
Ils l’ont invité, par ailleurs, à garder bon œil sur la gouvernance de Lokossa dont le conseil communal est enclin à une crise qui perdure depuis plus d’un an déjà. Valère Dogué et les siens estimant que la portée de la lutte contre la corruption, par exemple, doit prendre en compte notamment l’actuel maire et son prédécesseur pour convaincre de son impartialité. A ce niveau, la lecture de la motion a été stoppée. Ils n’ont pas eu l’occasion d’étayer leurs propos comme prévu dans la motion. Le préfet s’y est opposé farouchement, arguant qu’il serait sage d’attendre les résultats des missions d’audit portant sur les faits de gestion suspectés.
De plus, l’objet de la marche n’étant pas dédié à une protestation, le préfet estime que les marcheurs sont de « mauvaise foi ». « A aucun moment, il n’a été question de marche de protestation », s’est insurgé le préfet, Komlan Zinsou.
Résignés, les manifestants vont poursuivre la motion, avec en moins les dénonciations, et remettre le document au préfet qui a promis de le transmettre à qui de droit. Mais après la préfecture, les manifestants se sont repliés à la Maison du peuple de la ville pour reprendre la lecture intégrale de leur texte loin de l’ambiance tendue qui a prévalu à la préfecture de Lokossa dans la matinée d’hier.

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