Les députés ont examiné et adopté, vendredi 20 avril dernier, le projet de loi portant autorisation de ratification du traité relatif à la création du corridor Abidjan-Lagos entre les gouvernements de la République de Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin et de la République fédérale du Nigeria. L’Assemblée nationale donne ainsi quitus au chef de l’Etat de signer le document d’accord de ce projet initié par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et qui vise à relier les cinq pays concernés.

L’axe routier est long de 1068 km et partira d’Abidjan pour échouer à Lagos en passant par Accra, Lomé et Cotonou. Il est prévu incessamment au Nigeria la tenue d’une réunion d’un groupe d’experts de la Cedéao pour jeter les bases techniques de la faisabilité de ce vaste projet sous-régional évalué à 68 milliards de dollars à financer en mode Partenariat public-privé (Ppp).
Le projet permettra non seulement d’améliorer la circulation des personnes et des biens mais aussi de faciliter les échanges commerciaux dans les cinq pays cibles. Le projet présente donc un grand intérêt pour le Bénin que les députés, toutes tendances politiques confondues, n’ont pas manqué de mettre en exergue lors du débat général avant le vote. Mais certains d’entre eux dont Alexis Agbélessessi et René Bagoudou ont voulu savoir par exemple ce que deviendront les autres projets routiers lancés ou prévus par le gouvernement sur l’axe concerné au Bénin.
Rosine Soglo a saisi l’occasion pour plaider en faveur de la réduction des nombreuses tracasseries administratives, douanières et policières auxquelles sont confrontées les populations au niveau des frontières reliant le corridor Abidjan-Lagos. Les députés ont été rassurés par le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, qui leur a promis de répondre par écrit aux préoccupations auxquelles il n’a pas pu donner les réponses sur-le-champ, conformément à la procédure parlementaire en cette matière.

 

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