La directrice de cabinet du ministère de Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Acacha Akoha, a lancé, ce mardi 10 avril à Cotonou, un atelier de deux jours pour l’appropriation des documents du projet de renforcement des capacités nationales pour la gestion des conventions relatives à l’environnement, notamment pour la mise en place d’un système pertinent et fonctionnel d’information environnementale.

Renforcer les capacités des points focaux et les amener à une synergie d’actions pour une meilleure gestion des conventions pour le bonheur des populations. Tel est, selon Martin Pépin Aïna, directeur général de l’Environnement et du Climat (Dgec), le but que vise l’atelier d’appropriation des documents du projet de renforcement des capacités nationales pour la gestion des conventions et accords relatifs à l’environnement qui s’est ouvert hier à Cotonou.
Dans le cadre de la gestion durable des ressources naturelles, indique-t-il, et conformément aux recommandations du Sommet de la terre à Rio en 1992 et du Sommet mondial pour le développement durable à Johannesburg en 2002, le Bénin à l’instar d’autres pays a ratifié plus d’une vingtaine de conventions et accords multilatéraux environnementaux. Le rôle de ces conventions, rappelle le Dgec, est de créer un cadre contractuel global qui permet l’exploitation rationnelle des ressources naturelles et le développement durable à tous les niveaux. « La mise en œuvre efficace de ces conventions aujourd’hui souffre de plusieurs irrégularités à savoir la mobilité des cadres, l’instabilité des institutions, l’accumulation des arriérés de cotisations et l’absence de cadre de concertation entre points focaux des conventions », relève le Dgec. Il urge de renforcer les capacités de ces points focaux en vue d’une gestion durable des conventions, estime-t-il.
Le présent atelier dont l’objectif est de faire le point de l’état de mise en œuvre des accords et conventions environnementaux, déclare Martin Pépin Aïna, s’inscrit dans cette vision. Il sera question de proposer des orientations stratégiques devant permettre au Bénin de se positionner sur le plan international pour tirer un meilleur profit des perspectives qui s’offrent désormais à nous. Le Bénin, retient-il, ne doit pas se mettre en marge de la dynamique actuellement en cours dans le cadre de l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd).
De façon spécifique, a déclaré la directrice de cabinet Jeanne Josette Acacha Akoha, il s’agit d’échanger et de partager le contenu des documents de planification et d’orientation du projet avec les différents acteurs, de faire le point de l’opérationnalisation de la réforme relative aux plateformes de conventions et de partager la tranche annuelle du plan de travail de mise en œuvre du projet. La communauté internationale, relève la directrice de cabinet, a adopté les conventions, accords et traités pour résoudre les problèmes environnementaux qui se posent à l’humanité et qui sont en partie responsables du réchauffement planétaire et de la pauvreté dans le monde. Lesdites conventions, poursuit-elle, permettent de mobiliser des ressources et subventions qui viennent en appui au budget national en vue de la gestion durable des ressources naturelles.

Pour une meilleure gestion des conventions

Le législateur, selon elle, en procédant à la ratification des conventions, a jugé de leurs opportunité, impact et urgence, en mesurant les conséquences ou le prix de l’inaction. Pour une meilleure gestion de ces conventions, indique-t-elle, le ministre a créé par arrêté des plateformes regroupant les conventions traitant de la même matière. « Toutes les plateformes ne sont pas opérationnelles. Le manque de synergie reste la grande difficulté », regrette-t-elle. Les problèmes sont multiples : les procédures de concertation, la coordination entre les responsables de plateformes est partielle et aléatoire ou encore trop lourde pour obtenir des résultats dans des délais acceptables, les moyens matériels et financiers sont dispersés et multipliés inutilement entrainant un gaspillage qui ne profite pas à la qualité de l’environnement.
La situation ainsi décrite ne permet pas de maximiser les efforts en ce qui concerne l’amélioration du cadre de vie des populations, regrette Jeanne Josette Acacha Akoha. C’est pourquoi le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, conformément au programme d’action du gouvernement, selon elle, a décidé de réorienter le mode de fonctionnement des conventions afin qu’elles contribuent davantage à l’amélioration et à la préservation des ressources naturelles. Dans cette logique, approuve-t-elle, l’appui du Programme des Nations Unies pour l’environnement a permis d’élaborer le projet de renforcement des capacités des points focaux qui coûte 1,2 million de dollars environs, soit environ 638 400 000 F Cfa.

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