Dans le cadre du Programme d’appui à la facilitation des échanges commerciaux entre le Bénin et le Niger, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) forme acteurs et usagers des postes de contrôle juxtaposés (Pcj) de Malanville. Cette formation de deux jours qui vise à sensibiliser lesdits usagers et acteurs, et dont les travaux ont démarré, ce lundi 9 avril à Cotonou, est appuyée par l’Union européenne et assurée par le consultant en facilitation des échanges de l’Uemoa, N’guessan N’guessan

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) met en place les dispositifs pour faciliter les échanges commerciaux entre le Bénin et le Niger. Après inauguration des Postes de contrôle juxtaposés (Pcj) de Malanville dans le département de l’Alibori en 2014, la mise en service desdits Pcj a démarré. C’est à travers un atelier de formation des usagers et acteurs de deux jours dont les travaux ont été ouverts hier à Cotonou.
Durant deux jours, les différents usagers et acteurs participants de cet atelier de formation, seront sensibilisés sur le système des transports en transit sur le corridor de l’Uemoa, du Bénin au Niger. Ils auront des explications sur les conventions internationales et les accords bilatéraux et multilatéraux sur les échanges commerciaux entre le Bénin et le Niger ; les différentes institutions internationales intervenant dans la mise en application de ces conventions et accords. Aussi, auront-ils une présentation sur les Pcj de Malanville ; des solutions et recommandations pour la mise en œuvre de ces Pcj, de même que les stratégies de leur mise en œuvre.
Selon le consultant en facilitation des échanges de l’Uemoa, N’guessan N’guessan, un Pcj est une plateforme logistique où on rassemble des acteurs comme la Police, la Gendarmerie, la Douane, les services vétérinaires, les Eaux et Forêts qui font des contrôles au passage des frontières. Que ce soit du côté du Bénin ou du côté du Niger, tous ces acteurs sont désormais regroupés en un seul endroit. Ainsi, les tracasseries sont diminuées au niveau des frontières. Avec les Pcj, les contrôles qui duraient de deux à trois jours voire quatre jours selon le consultant en facilitation des échanges, seront désormais d’à peine 30 à 40 minutes.
La formation qui se déroule actuellement consiste à sensibiliser les différents usagers et acteurs sur l’existence de cette infrastructure avec des équipements qui permettent d’aller vite. N’guessan N’guessan souligne que la règlementation qui sert à faire le contrôle est en amont, c’est-à-dire que quand on quitte le port de Cotonou, tout ce qui est opération physique, tout ce qui est procédure ou tout ce qui est document est réglé avant d’arriver aux Pcj de Malanville. Autrement dit, on ne peut pas, souligne-t-il, apporter tout ce qu’il faut faire au port de Cotonou aux Pcj, ou tout ce qu’il faut faire à Niamey aux Pcj. Le résultat attendu, selon le consultant, est de faciliter au maximum le commerce régional par voie routière. C’est ainsi que le Bénin et le Niger ont été choisis pour donner une impulsion à ce commerce tant voulu par l’Uemoa et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

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