Le conseil communal de Nikki est préoccupé par l’assainissement du secteur de la santé dans leur commune. En témoigne la fermeture d’une vingtaine de cabinets de soins illégalement installés à laquelle il a procédé.

Depuis mardi 6 mars dernier, la mairie de Nikki s’est mise aux trousses des cabinets de soins illégalement installés sur son territoire. Appuyée par la police, elle a entrepris de faire le nettoyage dans le secteur. Sur les sept arrondissements que compte la commune, trois ont déjà subi l’opération déclenchée. Il s’agit de Ouénou, Tasso et Nikki centre.
Au total, quinze centres ont déjà été fermés. En dehors d’eux, neuf s’étaient empressés de tirer le rideau et de cesser toute activité, avant que l’équipe n’arrive à leur niveau.
C’est suite aux nombreuses plaintes liées à la prolifération des cabinets de soins illégaux dans sa commune, que le maire, Oumarou Lafia Boubakari, a pris cette décision. Appréhendant leurs conséquences sur la santé des populations qui les fréquentent, il a, avec les membres de son conseil, opté pour leur fermeture pure et simple.
« Des cabinets sont ouverts dans des maisons où on traite des malades et fait accoucher des femmes sur des bancs et des lits de fortune. Pour la plupart, ce sont des aides-soignants qui tiennent ces centres », a déploré le maire. « Les produits utilisés sont de qualité douteuse. Nous avons procédé à leur saisie. Ils ont été stockés à la zone sanitaire de Nikki », a poursuivi Oumarou Lafia Boubakari.
Avant de passer à l’action, les responsables de ces cabinets ont été, à plusieurs reprises, rappelés à l’ordre. La mairie a également tenu des séances de travail avec eux. Elle a aussi porté à leur connaissance, la liste des cabinets exerçant dans la légalité, après s’être conformés aux dispositions en la matière?

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