Les manifestations officielles de la vingt-troisième Journée internationale de la femme ont été célébrées, ce jeudi 8 mars à Djougou sous l’égide de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Occasion pour la gent féminine d’attirer une fois encore l’attention sur la condition de la femme et aux autorités d’affirmer l’engagement du gouvernement à œuvrer pour son autonomisation.

La mobilisation était au rendez-vous à la Place de l’indépendance de Djougou, ce jeudi. La forte chaleur notée en ces lieux n’a point ébranlé les femmes qui, par centaines, ont honoré de leur présence les manifestations officielles de la journée internationale à elles dédiée. Très enthousiastes, elles ont montré leur volonté à marquer d’un cachet spécial l’évènement.
Quoiqu’en fête elles n’ont pas manqué de soumettre à cette occasion leurs doléances aux autorités politico-administratives présentes : de l’appel à la promotion de leurs droits à leur bien-être en passant par l’octroi de microcrédits pour leur autonomisation. A travers Alilath Saka Zoumarou, leur représentante, elles ont souhaité, comme l’indique le thème de la journée, « plus de synergie d’actions pour leur mieux-être ». Des préoccupations auxquelles n’ont pas été insensibles la représentante du chef de file des partenaires des secteurs genre et protection sociale ainsi que le maire de la commune de Djougou. Fort de ce que les femmes peinent à s’épanouir dans la société africaine par le fait de pesanteurs sociologiques et de violation de leurs droits, Abischaï Abraham Akpalla, maire de Djougou, a plaidé pour une meilleure prise en compte des questions relatives à leur autonomisation et à l’éducation des filles. Un volet que ne perd pas de vue le gouvernement, à travers son programme d’actions et les différents acteurs à charge de la promotion et de la défense des droits de la femme au Bénin, a souligné Mèmouna Sinimbou Baboni, directrice générale de la Famille et des Affaires sociales. Loin d’être une journée festive au cours de laquelle les femmes arborent de beaux tissus et festoient sans réel but, la Journée internationale de la femme, selon elle, doit leur permettre de prendre conscience du rôle capital que leur confère la société, celui d’artisane de paix et de développement.
Un rôle qu’a magnifié à son tour Bintou Chabi Adam Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Du statut d’épouse, de mère et d’acteur de développement à travers ses activités, la femme reste à ses yeux un maillon important de la société.Tout en soulignant la place que le gouvernement accorde à l’autonomisation de la gent féminine et à sa contribution significative au processus de création de valeur ajoutée à l’économie nationale, elle a énuméré les programmes spécifiques à lui dédiés à travers la vision du gouvernement. La relance du programme de microcrédit n’est qu’une composante de l’immense vision que nourrit Patrice Talon en ce qui concerne le social et notamment en direction des femmes, a-t-elle indiqué. Nonobstant les effets indirects du programme de microcrédits, nouvelle génération, elle a mis en exergue le projet de l’autonomisation des filles et femmes, l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), la formation opérationnelle ainsi que l’assurance retraite aux acteurs du secteur informel.
Elle a par ailleurs, noté que l’année 2018 sera consacrée à de nombreuses initiatives notamment la mise en place du compendium des compétences féminines qui contribuera à insuffler une dynamique à l’œuvre de construction de la nation par les femmes au Bénin?

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1685 fois