Après avoir rencontré le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, le comité des propriétaires de maisons présumés affectés par le projet de contournement Nord-Est de Cotonou, présidée par Maurice Aguèmon, était au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, vendredi 2 mars à Cotonou. Le but de cette rencontre est de trouver une solution concrète pour éviter un « désastre » au sein de la communauté.

La mise en œuvre du projet de contournement de la ville de Cotonou risque de créer un désastre social, selon le président du comité des propriétaires des maisons qui sont présumés affectés par le projet de contournement Nord-Est de Cotonou, Maurice Aguèmon. A la sortie d’une audience à lui accordée par le président de la Cour suprême, vendredi dernier, il a souligné que trente-trois quartiers sont concernés par ce projet, un des projets phares du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui vise la modernisation des cités avec des équipements urbains, des mobiliers d’éclairage solaire dans toutes les rues. Il s’agit, entre autres, de : Fifadji, Mènnontin, Zogbohouè, Ahouanssori Agué, Towéta Kpota, Ladji, Kpankpan, Agbodjèdo, Hlakomey, Yénawa, Yénawa Daho. Près de 155 000 maisons dont plus de 1500 maisons de cultes, toutes obédiences confondues, seront rasées si le projet est mis en œuvre.
Les concepteurs de ce projet, estime Maurice Aguèmon, n’ont pas pris en compte les dimensions sociales, culturelles et cultuelles ; ce qui pourrait créer des remous dans le pays, voire troubler la paix sociale.
Pour éviter ce «désastre» tout en favorisant la faisabilité du projet, les propriétaires de maisons concernés ont décidé de faire un plaidoyer en direction des autorités du pays. Ainsi, après le président de la Cour constitutionnelle, cette délégation a promis de rencontrer les autres dirigeants du pays dont le chef de l’Etat. « Notre problème ne concerne pas le dédommagement... Nous allons trouver avec les gouvernants une autre approche, un autre site qui doit accueillir le projet de contournement », a-t-il précisé. Car, explique-t-il, il y a déjà la rue 895 qui était prévue depuis des années par les différents plans de lotissement et qui est de 40 mètres de large et qu’on peut utiliser valablement pour ce projet.
Pourquoi ne pas penser à des digues sur l’eau, a-t-il suggéré, comme cela se fait dans d’autres pays sur des dizaines de km. L’exemple du Nigeria et ceux de bien d’autres pays sont édifiants, estime-t-il. « L’essentiel est qu’on puisse trouver un compromis pour la faisabilité de ce projet dans la paix et sans cassure », a-t-il ajouté.

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 1248 fois