Une délégation de responsables syndicaux conduite par le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin), Noël Chadaré, a animé, mardi 9 janvier dernier à l’école primaire publique de Guinkomey à Lokossa, un meeting d’explication et de remobilisation des militants des départements du Mono et du Couffo. Ces derniers ont donné leur accord pour l’organisation d’une grève générale au plan national.

« L’heure est grave et si l'on continue de se taire on va recevoir sur nos têtes. Les fientes des oiseaux de la Rupture », annonce dès l’entame des échanges, le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin) pour dire qu’il est urgent pour le monde syndical de se réveiller. « C’est pour ça, nous sommes venus vous voir. Il y a des combats qui nous attendent et nous devons nous battre. Nous avons notre destin en main », insiste Noël Chadaré fortement applaudi par des enseignants, des agents de santé et d’autres travailleurs que la grande salle de réunions de l’établissement scolaire n’a pu contenir.
A l’en croire, les luttes visent à exiger, entre autres, la budgétisation et la prise des décrets d’application du statut particulier des enseignants, à défaut d’obtenir la généralisation aux fonctionnaires des avantages accordés récemment aux juges. Les syndicalistes disent revendiquer également la revalorisation à 2 000 francs Cfa du taux horaire des cours de vacation. En rappelant les circonstances dans lesquelles quelques responsables syndicaux sont détenus dans les liens de la justice, ils soupçonnent le Gouvernement d’œuvrer pour, non seulement intimider les leaders, mais aussi mettre entre parenthèses la liberté d’expression. A la suite du réquisitoire, Noël Chadaré et le porte-parole de la branche du secondaire du Front des syndicats appellent de la part de leurs militants un signal fort devant, selon eux, inverser la tendance actuelle. Ils assurent que cette dynamique est en train d’être négociée, au même moment, par leurs pairs des autres confédérations et centrales syndicales à Dassa, à Parakou, à Porto-Novo et ailleurs en vue d’aboutir à la paralysie des activités au plan national.
Les militants présents au meeting ont marqué leur accord à l’initiative. C’était par la voix du représentant départemental des sept organisations faîtières du monde syndical au Bénin, Thomas Sodji, qui a précisé que ce qui sera nouveau à la suite des grèves, déjà déclarées dans plusieurs secteurs d’activités, est la généralisation à partir du 16 janvier prochain.

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