Les interrogations des populations, acquéreurs de parcelles et propriétaires terriens de l’arrondissement de Glo-Djigbé quant à l’érection future d’un aéroport dans leur localité ont trouvé des éléments de réponse en dehors du coût du mètre-carré qui reste à définir, vendredi 5 janvier dernier. Des cadres et techniciens en charge du projet aux côtés des responsables de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) ont avec eux une séance de travail qui a permis d’élucider les points d’ombre.

Quel sera le coût du mètre carré pour le dédommagement des acquéreurs de parcelles et propriétaires terriens concernés par le projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé dans la commune d’Abomey-Calavi ? Cette question qui circulaient sur les lèvres des centaines de personnes qui ont effectué le déplacement de la séance de sensibilisation organisée par l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) dans la localité est restée sans réponse au terme de la séance. Les populations, visiblement très pressées de savoir « à quelle sauce elles seront mangées » devront prendre leur mal en patience. La commission interministérielle mise en place par le chef de l’Etat pour dégager le coût du mètre carré n’a pas fini ses travaux. C’est ce qu’ont expliqué au cours de la séance de sensibilisation et d’information, les responsables de l’Andf et les autres techniciens concernés par le projet. Pour l’instant, les populations qui ont des réclamations ou doléances sont priées de les faire savoir. « Un registre est ouvert à cet effet et chaque doléance est enregistrée pour être étudiée et prise en compte », explique Ludger Thomas Ouinsou, chef d’arrondissement de Glo-Djigbé. Cette phase, poursuit-il, prendra fin le 13 janvier prochain et devrait être suivie du paiement effectif des sinistrés.
Des doléances, les populations en ont et l’occasion de la séance de sensibilisation du vendredi dernier était toute trouvée pour les poser. Elles ont ainsi cherché à savoir comment l’Etat comptait gérer les litiges domaniaux, la mauvaise foi de certains descendants de vendeurs qui profitent de l’imminence des travaux pour créer de faux litiges, le cas des autochtones à reloger… Autre préoccupation majeure, celle des responsables de ferme et périmètres cultivés. Ceux-ci s’inquiètent notamment de leur sort parce que, pour la plupart, ils viennent de mettre des cultures en terre, l’ananas pour la plupart et devraient attendre au moins cinq mois pour la récolte. Aussi se demandent-ils si l’Etat leur donnera les moyens pour dégager leurs fermes, au regard des investissements qui y ont été faits et de la logistique qui s’y trouve. Toutes ces préoccupations ont été enregistrées et seront étudiées et réglées, assure Kamirou Lafia Yarou, gestionnaire du domaine de l’Etat au niveau de l’Andf. Pour ce qui est des autochtones, des noyaux villageois et autres personnes ayant des liens affectifs, culturels et cultuels avec cette région et souhaitant y résider, il sera érigé pour eux de nouvelles habitations sur un site viabilisé pour les y loger.
Malgré ces quelques inquiétudes, les populations applaudissent l’effectivité de ce projet et l’imminence des travaux. Ludger Thomas Ouinsou, chef d’arrondissement de Glo-Djigbé, lui ne cache pas sa joie. « Ce projet date de très longtemps et a arriéré notre localité depuis 1975. Nous n’avons pas l’électricité et le lotissement n’a pas été fait. Nous devons remercier le chef de l’Etat qui a donné impulsion à ce vieil éléphant blanc qui devient réalité. Les populations sont en accord avec le projet. Les travaux préparatoires ont démarré, les entrepreneurs chinois sont déjà sur le terrain », laisse-t-il entendre. Vendredi prochain, la même délégation sera face aux acquéreurs de parcelles et propriétaires terriens des deux autres communes concernées par le projet à savoir Tori et Zè?

Évaluer cet élément
(0 Votes)
Lu 2196 fois