Jérémie Adomahou, Gérard Gbénonchi, Pascal Essou et Joslyn Dégbey, députés des onzième et douzième circonscriptions électorales, soutenus par leur collègue Alexis Agbéléssessi, président de la Commission des lois, et les préfets du Mono et du Couffo, sont descendus à nouveau sur le terrain, ce dimanche 4 décembre dans le Couffo, en vue de toucher du doigt les difficultés qui jalonnent la mise en œuvre du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). Cette tournée leur a permis de relancer la machine de mobilisation des populations dans chacune des six communes du département.

Trois points ont constitué le centre d’intérêt de la délégation des députés en tournée, dans le Couffo. Il s’agit du niveau d’affluence des populations aux centres d’enrôlement, du rendement des agents formulaires et opérateurs kits et de l’implication effective ou non des élus locaux.
L’affluence était particulièrement en baisse, dans l'après-midi du dimanche dernier, jour de la tournée, notamment à l’école primaire publique centre de Lalo, du fait d’une certaine campagne de démobilisation orchestrée dans la commune. Par contre, un certain engouement des populations a été noté dans les autres communes parcourues par la délégation.
Des difficultés d’ordre matériel sont évoquées par les animateurs des centres de recensement et le chef de l’arrondissement central de Lalo ainsi que le chef du quartier. A leur suite, les membres de la délégation des parlementaires ont apporté de la lumière sur quelques points d’ombre. En langues locales, ils ont expliqué le bien-fondé du Ravip, le processus d’enrôlement des différentes catégories de requérants, non sans insister sur les actions de développement qui en seront la finalité. Les interventions ont été couronnées par un tête-à-tête entre les agents formulaires, les opérateurs kits et Jérémie Adomahou, coordonnateur départemental de la Commission de supervision du Ravip dans le Couffo.
De façon générale dans ce département, il a été constaté que « les populations ne sortent plus massivement ». Les députés Gérard Gbénonchi, Pascal Essou et le préfet Christophe Mègbédji soulignent, à l’issue de la tournée, que l’engouement des premiers jours a baissé. Pour eux, il urge de réactiver la machine de mobilisation à travers les élus, les organes de presse et les crieurs publics. Si rien n’est fait, prévient le député de la onzième circonscription électorale, Joslyn Dégbey, les populations vont encombrer, les derniers jours de l’opération, les centres d’enrôlement. « C’est peut-être une erreur d’avoir rendu publique l’échéance des six mois pour le déroulement du Ravip », renchérit le député de l’Union fait la Nation.

Lenteur

Mais en dépit de la faible affluence des requérants, la délégation dit avoir constaté, par ailleurs, que les agents recenseurs et opérateurs kits sont lents. Leur rendement journalier relevé serait en deçà de la moyenne nationale envisagée, selon le député Jérémie Adomahou, qui souligne qu’il y a un retard à combler en procédant à chacune des étapes de la tournée, par un rapprochement entre l’effectif des enrôlés signalé et le nombre de citoyens ciblés pour la zone. Grâce à ces simulations, l’on mesure les efforts qui restent à déployer en vue d’atteindre l’objectif d’un taux de 100 % d’enrôlement. Un objectif que la délégation juge à portée de main surtout qu’il vient d’être autorisé la mobilité des kits à l’intérieur d’une même zone.
En effet, aux dires du député, les kits peuvent être désormais rapprochés des populations. Cette nouvelle a été accueillie avec des applaudissements dans presque toutes les six communes. Et au député de souligner, à chaque fois, que la décision de cette mobilité ne peut être prise qu’ensemble par tous les différents acteurs impliqués, au plan communal, dans le déroulement du Ravip. Pour les membres de la délégation, chacun des maillons de la chaîne de réalisation du ravip compte et doit jouer sa partition.
Mais au centre d’enrôlement de l’école primaire publique de Kaïtémey, un village d’Aplahoué, par exemple, le chef de village a manqué à l’appel. Il y reste peu d’ailleurs, a-t-on fait remarquer.
Tout comme à Kaïtémey, première étape de la tournée qui a pris fin à Dogbo, les parlementaires s’enquièrent, à chaque étape, du niveau d’implication des élus locaux pour insister sur leur rôle dans les centres d’enrôlement. La présence effective des chefs de village ou de quartier, retient la délégation, est nécessaire notamment pour crédibiliser les témoignages relatifs aux requérants en manque de toutes les pièces prévues par la loi?

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