La douzième édition de la Journée nationale de lutte contre la corruption, prévue pour le 8 décembre prochain, a un agenda plus chargé que lors des éditions antérieures. Cet agenda qui prend en compte les manifestations sur toute l’étendue du territoire national, a été dévoilé par l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), mercredi 29 novembre dernier, à Cotonou, à la faveur d’une conférence de presse.

La célébration cette année de la Journée nationale de lutte contre la corruption ne sera plus comme celle des éditions antérieures où les manifestations se déroulent dans la seule ville de Cotonou. L’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) a mis les petits plats dans les grands pour atteindre les cibles durant la campagne de sensibilisation de cette année.
Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée, ce mercredi 29 novembre, en présence de ses collègues, le président de cette institution, Jean-Baptiste Elias, a expliqué pourquoi cette célébration doit désormais aller au-delà des ambitions théoriques et se traduire dans des actes concrets. C’est pourquoi, une approche inclusive a été adoptée cette année en intégrant les acteurs publics et privés de la lutte et les partenaires techniques et financiers.
En dehors donc de l’Anlc et du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac), d’autres organisations de la Société civile comme Social Watch-Bénin, Alcrer Ong, Nouvelle éthique, ont été impliquées. Par ailleurs, des leaders sont également impliqués en tant que panélistes pour les manifestations officielles, le 8 décembre prochain à Cotonou.
La Journée nationale de lutte contre la corruption constitue une occasion pour mettre en lumière la problématique de la lutte contre la corruption et réaffirmer la détermination des différentes acteurs concernés par cette lutte. La présentation de l'agenda, mercredi dernier, a été une occasion pour l’Anlc et ses partenaires de présenter les objectifs et les résultats attendus de la célébration. Il s’agit, selon Jean-Baptiste Elias, de solliciter l’engagement des différentes parties prenantes aux séances de sensibilisation en vue de leur garantir un grand succès. L’objectif de cette mission est de susciter à travers une campagne de sensibilisation, une prise de conscience des différents groupes cibles sur les dispositions de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin.

Contenu de la campagne de sensibilisation

Jean-Baptiste Elias et ses collègues entendent attirer l’attention des participants aux séances de sensibilisation sur certaines incriminations de la loi n°2011-20 et les sanctions encourues en cas de leur commission ; les sensibiliser sur l’importance de la déclaration du patrimoine, les personnes astreintes à cette obligation et les sanctions en cas de violation des dispositions y afférentes. Ils veulent attirer l’attention sur les mesures adéquates à prendre pour éviter, réduire ou gérer les situations de conflits d’intérêts, de la gouvernance au niveau locale. Enfin, ils en attendent échanger avec les groupes cibles sur l’importance de certaines valeurs religieuses dans la promotion de la bonne gouvernance ; puis faire comprendre la nécessité de la promotion d’une culture de dénonciation en partageant avec les participants les dispositions légales de protection des dénonciateurs.
Pour atteindre ces objectifs, le président de l’Anlc annonce que dix-neuf équipes seront constituées. Elles sont composées chacune de deux personnes ayant des habiletés, des capacités en matière de communication et de sensibilisation, des connaissances avérées sur le contenu de la loi anti-corruption, sur la problématique de la lutte contre la corruption et sur la question de la bonne gouvernance.
Selon Jean-Baptiste Elias, la mission se déroulera du 4 au 7 décembre au niveau des 22 ministères, des 77 communes du Bénin et s’achèvera le 8 décembre au niveau des douze chefs-lieux de départements avec des manifestations officielles. Ce qui constitue une innovation par rapport aux éditions antérieures dont les activités se déroulaient seulement à Cotonou?

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