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La quatrième session de la commission mixte paritaire d’extension du plateau continental du Bénin et du Togo s’est ouverte, ce jeudi 14 septembre à Cotonou. Les travaux qui durent trois jours vont permettre d’accélérer le processus qui, à terme, permettra aux deux pays d’étendre leur souveraineté maritime au-delà de 200 miles marins.

Quand les frontières entre des Etats ne sont pas viables, délimitées et bien démarquées, elles entraînent des conflits récurrents entre les pays avec des conséquences néfastes pour les populations. Le Bénin et le Togo anticipent sur une telle situation. Ils souhaitent conduire conjointement les travaux de délimitation de leur frontière maritime, notamment l’extension du plateau continental du Bénin et du Togo. C’est dans ce cadre que s’est ouverte à Cotonou, ce jeudi 14 septembre, la quatrième session de la commission mixte paritaire d’extension du plateau continental du Bénin et du Togo.
Pendant trois jours, les experts des deux pays vont examiner tous les contours de l’article 76 de la Convention de Montego Bay sur le droit de la mer et ses implications sur l’extension du plateau continental des deux pays. Ils vont également se familiariser avec les notions préliminaires d’utilisation du logiciel géocap et procéder à des exercices d’identification des limites extérieures du plateau continental.
Les deux pays bénéficient du soutien de la coopération allemande Giz dans ce processus. Selon Sohr Gûnter, représentant de l’ambassadeur d’Allemagne près le Bénin, les régions frontalières souffrent d’une marginalisation économique et sociale au détriment des populations. Il assure les deux pays du soutien de la République fédérale d’Allemagne, dans le processus en cours.
Les travaux seront exécutés par le cabinet Maritimes zones solutions limited (Mzsl). Selon Marcel Baglo, directeur de l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief), cette extension du plateau continental va permettre au Bénin d’exercer sa souveraineté sur la mer à plus de 300 milles marins (1 mile marin = 1,87 km). « Cela signifie tout simplement l’extension du territoire béninois en mer à près de 325 miles marins », explique Marcel Baglo. Pour atteindre cet objectif, le Bénin doit remplir certaines conditions, d’où le travail de la commission mixte dont les experts se penchent sur la question depuis hier. Ce prolongement du territoire béninois en mer peut permettre la découverte de ressources minières non exploitées. « L’avenir du Bénin se trouve aujourd’hui en mer parce que nous n’avons pas encore exploré la mer, mais ce sera bientôt le cas », indique le directeur de l’Abegief. Les deux pays pressent les pas pour achever le processus au plus vite, car au-delà de 2019, la zone maritime en question deviendra publique. Nèyo Takougnadi, chef de la délégation togolaise, s’est, quant à lui, réjoui des avancées notables notées dans le processus et espère que le cabinet Mzsl va pouvoir achever les travaux dans le délai pour un aboutissement heureux du processus.

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