Education à la citoyenneté et restauration des valeurs citoyennes: Quinze Osc bénéficiaires du Fosir s’évaluent à mi-parcours

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Une quinzaine d’Organisations de la société civile porteuses de projets dans le cadre du Fonds de soutien aux initiatives de redevabilité (Fosir) prennent part à Cotonou, à la Maison de la société civile, les 13 et 14 mai, à une revue à mi-parcours desdits projets. Plus qu’une simple revue, cette rencontre convie ces porteurs de projets à confronter leurs expériences à l’épreuve des faits en vue de produire de meilleurs résultats.

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Le Fonds de soutien aux initiatives de redevabilité (Fosir) mis en place avec l’appui du Laboratoire citoyennetés a financé quinze Organisations de la société civile porteuses de projets dans les domaines de l’environnement, de la gouvernance, du social et de l’économie. La durée des projets varie de six à dix mois. Ils touchent les populations dans plusieurs localités du pays et visent pour l’essentiel l’éducation à la citoyenneté et à la restauration des valeurs citoyennes. Au cours du mois de décembre dernier, ces organisations ont bénéficié des financements pour l’exécution de leurs projets.
La revue qui les réunit à Cotonou depuis le lundi 13 mai leur permet de se rencontrer pour échanger sur les pratiques sur le terrain. Armand Vignon, directeur de la Maison de la société civile, en procédant à l’ouverture de la revue leur a surtout rappelé qu’il est attendu d’eux, de s’enrichir mutuellement de leurs expériences sur le terrain. Si avant de se lancer sur le terrain, ils ont bénéficié de renforcement de capacités sur les procédures administratives et comptables, à l’épreuve des faits, leur suggère-t-il, il est indiqué que chaque organisation vienne apprendre des succès et infortunes des autres sur le terrain. Puis ensemble, ils apprécieront le chemin parcouru pour mieux poursuivre l’exécution de leurs projets. « C’est plus une évaluation qu’une lecture croisée », soutient Armand Vignon.
A mi-parcours dans l’exécution de leurs projets pour la plupart, ces organisations de la société civile repartiront sans doute de Cotonou, avec des enseignements nouveaux. Josiane Chahounka, chargée de renforcement des capacités du Laboratoire citoyennetés, structure mandatée pour le monitoring, appréciant le bien-fondé d’une telle rencontre, trouve qu’elle permettra d’analyser les points de convergence et de tirer des leçons de l’expérience des uns et des autres. Deux autres phases restent à suivre, annonce-t-elle, appréciant la bonne participation des jeunes et des femmes à ces projets, un des éléments majeurs du projet.

Tous engagés !

Dans les communes de Bopa, Lokossa, Aplahoué et Djakotomey, l’Ong « Volontaire pour l’environnement » met en œuvre le projet « Jeunes et femmes engagés pour la participation citoyenne, le leadership et la redevabilité environnementale au Sud Bénin » pour une période de dix mois. L’organisation ambitionne ainsi de renforcer les capacités de 480 jeunes filles et garçons des collèges et 120 femmes sur les valeurs citoyennes, les droits environnementaux, le leadership et la redevabilité. Elle veut aussi renforcer leur implication et leur participation à la gouvernance environnementale et à la gestion durable des ressources naturelles locales.
A Kandi, une autre organisation met en œuvre pour six mois, le « Projet d’appui aux associations de jeunes et aux élus des quartiers et villages de la commune de Kandi pour la promotion du dialogue social sur l’hygiène et l’assainissement ». Elle se propose ainsi d’accompagner sa cible dans la connaissance de ses droits et devoirs en matière d’hygiène et d’assainissement.
Adopter des approches respectueuses de l’environnement en matière de production agricole pour lutter contre la dégradation des écosystèmes. C’est l’objectif que l’Ong Equilibre d’Afrique s’est assigné depuis bientôt quatre mois. Engagée pour l’agriculture durable dans la commune de Bohicon, elle a travaillé à la sensibilisation et à la formation de 2028 acteurs répartis dans trois catégories à savoir les maraichers, les écoliers et élèves et enfin les élus locaux. Comme ces Ong, chacune des organisations bénéficiaires du troisième appel du Fosir travaille à son niveau et à sa manière, à impacter par une thématique précise, la vie au sein de la communauté n

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